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 I. « Shambolic beginnings » [Elysabeth Walker]

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MessageSujet: I. « Shambolic beginnings » [Elysabeth Walker]   Sam 22 Sep - 16:27

[Je précise que je n'ai pas posté dans un des sous-forums car ils ne correspondaient pas au décor du RP, j'espère que ce n'est pas dérangeant. ^^]






SHAMBOLIC BEGINNINGS
O'SULLIVAN KAIN



Come apart, falling in the cracks
Of every broken heart, digging through the wreckage
Of your disregard, sinking down and waiting
For the chance, to feel alive





« Et, avançant lentement entre ces barraquements recouverts du sang d'un crépuscule naissant, mon ombre se fait fugitive sur les voûtes cramoisies d'où dégoulinent de crasseuses traînées noirâtres. »

Je ne saurais vous conter s'il est bien connu de tomber sur des scènes quelque peu excentriques au creux de cette cité, ni si l'appeler cité reste un bien grand mot pour décrire cet entassement de briques ternies par la pluie. Jetées en piles de débarras pour former des bâtiments çà-et-là, cela me semble légèrement osé de la part des bosseurs de nommer leurs œuvres architectures. Non, je ne suis pas pessimiste, il se trouve que je déteste réellement faire des éloges aux choses qui ne méritent qu'un vulgaire grain de compliment de ma part. Allons, voilà encore que je m'égare à penser à des inepties qui n'ont rien à voir avec moi. Et après tout, si je fais l'effort de lever un peu les yeux sous mon capuchon obscur, il est possible que j'aperçoive le ciel. Orangeâtre. Des restes de bleus parsemés entre les nuages qui eux tirent vers le pourpre là où le soleil se cache. Mes iris éclatants d'azur dessinent la courbe de l'horizon, que masquent nombre d'édifices de la cité de Typia. Bientôt il sera la nuit. Bientôt, elle recouvrira le monde de son drap de satin noir, et je m'empresserai de saisir cette sensation ennivrante qu'elle insinuera dans mes veines. Nuit, éveil de mes désirs refoulés. Nuit, royaume de mes passions innassouvies. Un rictus démentiel se fige au coin de mes lèvres fines, je baisse la tête et fourre mes mains gantées de noir dans les poches de mon long manteau d'ébène aux tendances gothiques.
J'ose avouer que je n'ai pas accompli des tâches exceptionnelles aujourd'hui, mais peut être est-ce ainsi depuis quelques temps. Je vais certainement me répéter, mais je préfère amplement travailler la nuit. C'est plus discret, plus mystérieux, plus appréciable car la température y est nettement moins élevée qu'en journée. Et je préfère largement cela. Le froid a cette étonnante capacité de me revigorer qui ne me laisse pas indifférent. J'ai entendu la mentor lancer encore quelques ordres à la hâte quand je suis passé non loin de son lieu de réunion. Il va sans dire que je n'ai pris ni la peine de l'écouter ni de venir assister à la mise en place de ses directives qui m'indiffèrent au plus au ploint. Je sais que je ne suis pas grandement apprécié de la manière dont je travaille ou de celle dont je me comporte, c'est-à-dire passer en coup de vent dans le quartier général et répliquer avec défiance à ce que l'on me commande. J'ai toujours détesté recevoir des ordres, mais être gratitifé du titre d'Assassin est d'une plaisance particulière pour moi qui ait toujours voulu sortir de la masse banale et ennuyante. Car les gens tremblent lorsqu'ils entendent ce nom. Moi ? Je tremble aussi, à vrai dire, j'en frémirais plutôt de plaisir. C'est ma manière de voir les choses et elle a peu de chances de se modifier au cours du temps. Être respecté par la peur nous rend puissants. Si nous sommes crains, cela signifie clairement que de nombreux Typiens auront peur de se frotter à nous, ils appréhendront pour sûr, et réfléchirons à deux fois avant de se frotter à nous. Être craint démontre aussi que nous attirons l'attention. C'est ce que je veux. Il y a de nombreuses années, je jouais des pieds et des mains pour passer le plus innaperçu possible aux yeux de mon entourage, mais à présent, c'est différent, j'aime la joie procurée lorsque j'entends clamer dans la foule « C'est un Assassin ! ». Je pense que je ne suis pas le seul à devenir euphorique quand on essaie de m'échapper. C'est pourquoi je dirais...Qu'il vaut mieux ne pas fuir si vous ne souhaitez pas vraiment m'amuser. Pourtant, c'est préférable pour vous, quelque part.
Ainsi donc je sillonne les ruelles en attendant que la voûte céleste cède place aux ténèbres grandissantes, et jette quelques regards aux devantures des nombreuses boutiques. Certaines sont bien remplies tandis que d'autres demeurent vides, tout autant de clients que d'intérêt. J'aperçois également les regards en coins que m'adressent certaines personnes un peu trop curieuses à mon goût. À vrai dire, mes bottes noires éperonnées ont la fâcheuse manie d'émettre un cliquetis à chacun de mes pas. Je sais, ces breloques d'argent sont inutiles dans cette cité, mais c'est une question de goût personnel. Et vous devriez le savoir à présent, j'aime agacer mon entourage et je le ferai aussi longtemps que j'en aurais l'occasion. J'ai comme l'impression que je suis d'excellente humeur ce soir, et la pression puissante du sang dans mes veines a vite fait d'agréer avec mes hypothèses. Je meurs tout simplement d'envie de passer à l'acte, de mettre en œuvre les pulsions dévastatrices qui attisent violemment le feu de mes furies. Mais mes yeux se posent bientôt sur une scène commune au devant d'un petit magasin d'artisanat, et j'aperçois les deux protagonistes du conflit ridicule qui s'écoule sur le côté de la rue pavée. Un vieil homme débrayé et criard tient fermement le poignet d'une jeune femme éplorée en hurlant sur toute l'avenue qu'elle est une voleuse. Il n'est pas rare de voir ce genre de scène se produire de nos jours, c'est ce chaos répétitif et terrible qui plâne au-dessus de nos têtes et semble se faire plus lourd à chaque matin brumeux. C'est précisément ce qui me plaît dans Typia. Le désordre sempiternel dont je suis également acteur. Je m'approche suffisamment pour que le vieux énervant m'entende, et plante mon regard de glace dans le sien. Il ne lâche néanmoins pas sa victime, déterminé, alors je décide de me faire un peu plus convaincant.

- Alors, vieil homme, les affaires semblent se dérouler à merveille !
- Occupe toi de ce qui te r'garde, gamin !

Ah, comme je hais ce ton présomptueux. Comment ose-t-il s'adresser à moi de manière si arrogante ? Où trouve-t-il la force de me faire affront ? Non, je ne suis pas orgueilleux, appelez ceci réaliste, vous autres ! Ma main saisit brusquement son bras pour le serrer si impassiblement qu'il en vient à lâcher prise et à reculer un peu plus. Je lui lance un autre de mes regards cyniques en levant légèrement le menton avec dédain, et il flanche, se retourne en balançant sa main en arrière comme s'il se fichait à présent de la situation, mais je sais qu'il s'est simplement laissé submerger par la terreur que j'ai laissé flotter sur son cœur pris de court. Mes yeux opalescents viennent se poser sur la jeune femme qui me voit alors comme son sauveur, et d'un signe de main hypocrite, je lui indique nonchalamment de me suivre. Il va sans dire que j'aurais réagi si elle ne m'avait pas emboîté le pas avec une curiosité quelque peu naïve. Elle presse le pas pour venir à ma hauteur, la brise jouant un instant dans ses délicats cheveux blonds. Sa voix fluette et timide parvient à mes oreilles et arrache à mon âme un sursaut d'avidité.

- Merci...Merci à vous, vraiment ! Je suppose que je devrais me présenter...Je m'appelle Cathleen. Vous...Vous êtes ?

Je baisse des yeux faussement intéressées sur elle qui anime son visage d'un grand sourire franc, et lui répond sans attendre.

- Appelez moi Kain, lady...
- Oh, mais je suis loin d'être une lady, vous savez !
- Je pense que toutes les femmes sont en droit d'être gratifiées de ce titre.

Un sourire enjôleur sur le bas de mon visage, mes yeux bleus limpides se plantent dans les siens qui se baissent rapidement, gênés, tandis que ses joues se teintent de pourpre. Elle bafouille un instant avant de poser sa question.

- Et où allons-nous, monsieur Kain ?
- Vous le saurez bien assez vite.

Et elle continue de me suivre à l'aveuglette, sans réellement chercher à connaître mon identité. Cette Cathleen est déjà fourvoyée par la face noble et honnête que j'ai façonné devant elle. Hypocrisie. Ce mot sonne comme une victoire à mes oreilles. Je guide la jeune femme dans quelques ruelles non sans embellir les réponses inutiles que je lui offre. Et, avançant lentement entre ces barraquements recouverts du sang d'un crépuscule naissant, mon ombre se fait fugitive sur les voûtes cramoisies d'où dégoulinent de crasseuses traînées noirâtres. Le décor fait tâche aux côtés de sa peau de porcelaine, et bientôt, j'atteins un endroit qui, à mon goût, est plus que propice. Dans l'allée déserte, les couleur chaudes du coucher de soleil ont peine à atteindre le crépis beige des murs qui restent plongés dans les ténèbres. Je m'arrête en la regardant du coin de l'oeil, et soudainement, elle doute, devient anxieuse et replace une mèche de ses cheveux d'or derrière son oreille.

- Je ne connais pas bien la cité, où sommes-nous ?

Je ne prends pas la peine d'éclairer ses pensées, et dans un geste brusque, mes mains saisissent ses poignets pour la plaquer contre le mur. Elle plante ses yeux verts voilés d'incompréhension dans les miens impassibles, alors que je viens murmurer à son oreille.

- Ne me pardonnez pas pour cela, lady.

Et, sans crier garre, mes lèvres viennent effleurer les siennes qui deviennent immédiatement glacées, jusqu'à se recouvrir d'une multitude de cristaux de glace. Le givre s'étend doucement sur tout son corps déjà engourdi, dans ce singulier craquement qui tue mon ennui avec grâce. La jeune femme se retrouve figée contre ce mur, couverte de ce cristal empli de froideur qui scintille tantôt sous le peu de lumière qui lui parvient. Je ne sourcille pas en levant ma main vers cette forme que le temps n'altère pas, et, d'un geste que seul la cruauté anime, vient écraser la poitrine de ma victime au niveau de son cœur. Les éclats de givre s'éparpillent au sol non sans tinter sur les pavés, et il ne me faut qu'un court instant pour tourner la tête sur ma droite. La silhouette qui m'observe, figée, a laissé ses pas résonner dans l'étroite avenue. Il me semble que c'est une femme. J'ai été vu, mais ce fait ne me dérange pas. Un sourire cynique fend le bas de mon visage, tandis qu'une voix indifférente franchit mes lèvres.

- Ah, quelle rencontre désastreuse, j'en suis confus.





[Je me suis un peu emportée. *-* /sors/]

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MessageSujet: Re: I. « Shambolic beginnings » [Elysabeth Walker]   Mar 25 Sep - 19:02

[Je suis absolument désolée Kain pour mon retard >.<
Mais j'étais quelques peu occupé, en manque d'inspiration pour écrire quelque chose (et quelque peu déprimée à lire ton pavé bien écrit alors que moi j'ai du mal à écrire quelque chose de potable x))]

Tandis que je marchais, pensive, dans ma ville natale, je sentis un froid glacé. Des frissons parcoururent mon corps, et je me tournai vers cette ruelle d'où provenait cette bise. Le froid se faisait de plus en plus intense au fur et à mesure que j'avançai dans l'avenue déserte, ou presque.
Des cheveux bleus, voilà ce que j'aperçu en premier. Puis mes yeux émeraudes fixèrent une forme qui, après analyse, me surpris. Une jeune femme, enfermée dans une prison de glace, comment cela était-il possible ? Mais après tout plus rien ne m'étonnais vraiment.
- Ah, quelle rencontre désastreuse, j'en suis confus.
Mon attention revint sur cet étrange personnage qui n'avait pas bougé. Je me mis, sans m'en rendre compte, à analyser son visage minutieusement. Un homme, aux cheveux azur, d'une beauté angélique mais ayant un coeur de glace. Je compris bien vite ce qu'il était, un ennemi au visage d'ange, un homme jubilant lors de l'accomplissement de son crime, en d'autres mots : Un Assassin. Mon visage n’affichait aucune expression, aucun sentiment. Le silence règnait dans cette ruelle sombre et je me décidais enfin à lui faire entendre ma voix.

- Tu es un assassin je présume. Tu dois être la nouvelle recrue dont j’ai entendu parler.
Un long soupir suivie mes paroles. Le silence s’installa de nouveau tandis que j’essayais tant bien que mal de me souvenir du nom de cet homme face à moi.


[Pardon pour mon petit message de rien du tout mais je ne savais pas trop quoi mettre ... Oui je n'ai pas vraiment une imagination débordante mais ça va venir ! x)]

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Merci Kain' *-*
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MessageSujet: Re: I. « Shambolic beginnings » [Elysabeth Walker]   Sam 29 Sep - 19:14




SHAMBOLIC BEGINNINGS II
O'SULLIVAN KAIN



Now in my remains,
Are promises that never came.
So that's violence way,
To wash away the worst of me.




Je vois ses yeux d'émeraude détailler méticuleusement mon visage dédaigneux, et bien qu'ils semblent pétiller d'une immensité d'émotions plus intéressantes les unes que les autres, son visage fin, lui, ne laisse pas entrevoir le moindre sentiment. La voix qu'elle a lorsqu'elle s'adresse à moi paraît tout autant dénuée de véritables impressions, mais elle reste un instant en suspend dans cette ruelle aux lueurs crépusculaires.

- Tu es un assassin je présume. Tu dois être la nouvelle recrue dont j’ai entendu parler.

Je ne peux m'empêcher de laisser un rire moqueur franchir mes lèvres, alors qu'un de mes sourcils s'arque en l'expression amusée que je veux laisser paraître. La nouvelle recrue ? Cela fait franchement novice ! Ai-je réellement l'air d'être une petite recrue qui sort à peine de l'ombre pour se forger un nom au cœur d'une célèbre guilde ? Les mots de cette jeune femme se fondent en une ironie peu commune à mes oreilles, tandis que j'avance de quelques pas en sa direction. Si elle croit que je ne l'ai pas entendue soupirer – et ce sans doute à mon égard, elle est tombée sur la mauvaise personne à duper dans d'ennuyantes paroles. Le silence reprend sa place dès que mes bottes ont fini de claquer sur le pavé brun ; je m'arrête à quelques mètres d'elle, et mon attitude nonchalante bien trop transparente n'a pas besoin d'un œil d'expert pour être démasquée. Mon regard bleu ciel glisse le long de ses longs cheveux châtains pour revenir se planter dans ses iris verts. Je sais que les miens sont insistants, voir intimidants pour certains, et c'est précisément pourquoi j'ai conservé la fâcheuse manie de souvent regarder mes interlocuteurs dans les yeux. C'est d'une voix sarcastique que je m'adresse cette fois-ci à elle, sans masquer mon intérêt. Non, je ne suis pas un imbécile, je décide simplement de jouer sur les mots.

- Sachant que je viens de mettre fin à la vie de quelqu'un, je suis concrètement un assassin, belle déduction de votre part mademoiselle, vous êtes d'une perspicacité effarante.

Je croise les bras sur ma poitrine en penchant légèrement la tête de côté, sans retirer le sourire satisfait qui anime mon visage. Si je m'attendais à croiser ce genre de personne ici...Qui plus est, cette jeune femme semble avoir connaissance des récentes activités qui se déroulent au sein de la guilde des Assassins. Enfin, cela ne m'affole en rien, je dirais plutôt que ce fait éveille une once de curiosité dans mes pensées. Et c'est étrange, j'ai comme la sensation de l'avoir déjà vue quelque part. D'ici, et de bien plus loin d'ailleurs, je peux sentir une certaine activité dans son esprit, différente de celle des citoyens normaux. De toute évidence, elle possède également un pouvoir. Lequel ? Ah, il y en a tellement...Encore faut-il savoir s'en servir à bon escient. Oui, c'est bien moi qui parle de cette manière, « à bon escient ». Moi-même ne respecte pas ces dires, alors devrais-je avoir honte de m'exprimer de cette manière ? Ce ne devrait pas être à moi de le constater. Un petit ricanement m'échappe, alors que j'enchaîne une seconde réplique.

- Vous pouvez m'appeler Hunter, Lady.

Peut être se fiche-t-elle éperdument de ce que je viens de dire, et une réaction typique de ce trait de caractère de sa part ne m'étonnerait guère. Mais soit, si elle décide avant moi de jouer les muettes rebelles, alors je jouerai le rôle du bavard. N'est-ce pas une bonne initiative ? Cela pourrait être possible. Ou le contraire total. L'avenir me le dira, en attendant, je ne lâche pas une seconde son regard vert, puisqu'elle ne lâche pas non plus le mien.




[C'est pas grave, du coup j'ai pas écrit grand chose non plus. *-* /sors/]

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MessageSujet: Re: I. « Shambolic beginnings » [Elysabeth Walker]   Mar 2 Oct - 20:35

Alors que j'essayais de me remémorer son nom, je le vis s'approcher de moi, affichant un sourire amusé. Je le dévisageait, regardant tout d'abord ses bottes qui rompaient le silence, puis remontant vers son visage où je remarquais ses très fins, et une peau extrêmement blanche et enfin mes yeux s’arrêtèrent pour plonger dans les siens. Je le fixais sans aucune hésitation, malgré son regard pour le moins intimidant. C'est à ce moment que je me rendis compte qu'il n'était plus qu'à quelques mètres de moi. Je ne disais rien et le silence s'installa de nouveau jusqu'à ce que sa voix, où je pouvais entendre une pointe de sarcasme, rompu le silence :

- Sachant que je viens de mettre fin à la vie de quelqu'un, je suis concrètement un assassin, belle déduction de votre part mademoiselle, vous êtes d'une perspicacité effarante.

Son sarcasme me fit sourire. Après tout, il avait raison, il venait de tuer une innocente, c'était donc obligatoirement un assassin, ou du moins c'est ce que beaucoup de gens pensent. Je vis son sourire satisfait, est-il content de sa réplique ?
Alors que j'allais lui répondre, celui-ci ricana avant de me dire :

- Vous pouvez m'appeler Hunter, Lady.

"Lady", ce mot m'arracha de nouveau un léger sourire, je sentais de nouveau un sarcasme, peut-être dû au fait qu'il est insisté sur ce mot.
Mes iris couleur émeraude étaient toujours plantées dans les siens, c'est comme si il y avait quelque chose qui m'empêchait de regarder ailleurs, à moins que ce soit le fait que je ne voulais tout simplement pas baisser les yeux devant une personne comme lui, ne voulant pas paraître faible.
De nouveau, le silence régna dans cette étroite avenue, ce dernier devenant pesant à force, je décida de le rompre :

- Eh bien ! Je vois que vous ne manquez pas d'humour. Pour quelqu'un qui vient de tuer une innocente, vous m'avez l'air très souriant. Pourtant j'ai entendu dire que la chef de la guilde des Assassins avaient recruté un étrange personnage, ayant un caractère froid et violent...
Vous me demandez de vous appelez "Hunter" ? Pourquoi donc ? Après tout, vous allez mourir dans peu de temps, je n'ai donc pas besoin de vous appeler par quelques noms absurdes.


Mon visage arborait un léger sourire puis celui-ci s'estompa pour laisser place à mon habituel indifférence. "Vous allez mourir dans peu de temps", voilà une phrase bien étrange sortant de ma bouche. Habituellement je reste muette et j'analyse la personne en face de moi avant de la provoquer, or là je n'ai pas hésité à lui annoncer que j'allais le tuer. Peut-être qu'il va riposter par de nouveaux sarcasmes, ou bien va-t-il simplement rire à cette réflexion.
Quand bien même, je ne pensais pas que ma soeur allait accepter dans sa guilde une personne aussi étrange. Il attisait en moi une curiosité que j'essayais de cacher, tout comme j'avais la vague impression d'attiser sa curiosité.

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MessageSujet: Re: I. « Shambolic beginnings » [Elysabeth Walker]   Sam 6 Oct - 16:40



SHAMBOLIC BEGINNINGS III
O'SULLIVAN KAIN



They just watched our lifes fall apart
Like pieces of heaven falling from the last castle of glass.
I was one of them too.
I was unable to stop destruction.
But it was our world, our precious world.
Watch it now. He is sad. We were together before.
United we stood.




Je ne me sens pas obligé de m'exprimer avec éloquence car je doute fortement l'avoir fait de manière si poussée dans ma jeunesse. Ce n'est pas là non plus une façon désagréable de montrer que je suis loin d'avoir la science d'un barbare, non, simplement, je vois dans cette situation l'occasion de parler avec la même véhémence que certains nobles me démontrent. Il me semble évident que je n'ai pas appris cet art du discours d'eux, non, mais à vrai dire, il m'arrive constamment d'observer. Et lorsqu'on apprend, c'est son père, sa mère, ou encore les deux que l'on regarde intensément. C'était pour moi Ahâron. Qui est-il maintenant ? Ni un père ni un étranger, je suppose. Combien sais-je à quel point je me montre ingrat envers lui ! Mais au fond de moi, j'essaie de renier le fait qu'il a extirpé ma vie des méandres de la mort. Je ne devrais néanmoins pas lui être redevable pour cela : car il était maître de ses choix et par conséquent pouvait aisément choisir le bien. Mon père adoptif m'a toujours que nos choix déterminent qui nous sommes. Quelque part, je suis le seul a avoir choisi de tuer. Cela fait-il de moi un assassin, uniquement un assassin ? Ceci a beau être ma voie, je ne peux m'empêcher de penser que rien ne va. Mon être comme ce monde est un chaos. Un chaos perpétuel, à la fois vide et plein, complet et démuni, une vague de froid qui passe et repasse sur mes sentiments. Mais ce givre impassible, moi-même l'alimente, car je l'apprécie réellement. Le geste de bénédiction ne fait pas dévier le vent froid. Je ne recherche ni la bénédiction ni à dévier mon élément. Alors, en dehors et en dedans, il restera toujours quelque chose d'imperceptible qui fera triompher ce règne de glace que je m'accorde.
Je l'ai vue sourire quelquefois à mes réflexions ironiques qu'elle s'est sans doute empressée d'analyser. Par ailleurs, son beau visage conserve encore cette expression que j'aurais presque qualifiée d'amusée s'il ne stagnait pas dans ses yeux verts une lueur stoïque et imperturbable. La jeune femme ne les baisse pas, et préfère les garder plantés dans les miens. Il n'y a que peu de personnes qui osent vraiment soutenir mon regard, et c'est précisément ce qui me plaît chez ces gens plus têtus que le reste. J'aime regarder mon interlocuteur dans les yeux. Peut être est-ce devenu une curieuse habitude depuis...Depuis quand déjà ? Était-ce sa mort ? Étaient-ce à cause des iris fiers et chaleureux qu'il a posé sur moi jusqu'à son dernier souffle ? Ou encore, était-ce la sienne, de mort ? Et ses iris verts, aussi verts et vifs que ceux de la femme qui se tient devant moi, quelle avait été leur expression, déjà ? J'ai bien peur qu'il s'agissait là de bonheur. Mais, oh...Un bonheur si triste. Mon cœur se serre, tant et si bien que je balaie rapidement ces éléments du passé qui rôdent dans ma tête, et me concentre sur l'inconnue qui se met soudainement à parler.

- Eh bien ! Je vois que vous ne manquez pas d'humour. Pour quelqu'un qui vient de tuer une innocente, vous m'avez l'air très souriant. Pourtant j'ai entendu dire que la chef de la guilde des Assassins avaient recruté un étrange personnage, ayant un caractère froid et violent... 
Vous me demandez de vous appelez "Hunter" ? Pourquoi donc ? Après tout, je vais vous battre dans peu de temps, je n'ai donc pas besoin de vous appeler par quelques noms absurdes.


Ce qu'elle m'offre en guise de réponse ne me déconcerte pas le moins du monde. À vrai dire, cela ne me fait pas même sourciller. Je ne souris pas, et arbore sur ma face une expression glaciale et sévère. Je me tiens aussi droit que j'ai l'habitude de le faire constamment, et continue de la toiser d'un regard qui serait presque inexpressif s'il n'abritait pas une pointe d'impavidité. Devrais-je être déçue de ma personne d'avoir tué quelqu'un ? Une « innocente » comme elle la qualifie si bien. S'il faut que je m'attarde et pleure la mort de chacune de mes victimes, combien de temps passerais-je à prier et à me confesser, chaque jour ? Ah, je n'ai pas même envie de me poser la question. Et je suis loin de croire en l'existence d'une force supérieure, vous savez. Alors pourquoi est-ce que je porte un petit crucifix d'argent comme collier ? Parce qu'il n'est pas à moi. Certains qualifieraient ceci de porte-bonheur. Dites-vous que cette croix est bien le plus grand de mes malheurs.
Je la vois perdre son sourire qui se fond rapidement en indifférence. J'ai pu me sentir offusqué de l'entendre dire qu'elle allait me traîner au tapis en « peu de temps » comme l'a très aimablement fait remarquer, mais à la différence de me sentir vexé, j'avoue que sa réplique éveille une once d'amusement dans mes pensées. Ah oui ? Vraiment ? Je sais plus que quiconque que la confiance en soi est à des lieues de remplacer la compétence. Je ne lui réponds pas immédiatement, et le coin de mes lèvres se hausse avec un dédain singulier dont moi seul a le secret. Je retourne vers la jeune fille que j'ai enfermée dans la glace en bon cryogéniste que je suis, et ramasse nonchalament un morceau de givre. J'ai beau m'être éloigné de mon interlocutrice, je reste à une distance respectable d'elle. Alors que la glace aurait dû commencer à fondre dans la paume de ma main, il se produit l'exact contraire. Le morceau de givre reste intact, et n'importe qui aurait pu se rendre compte que ma main est quasiment plus froide que cet élément. Les yeux posés sur la matière créée par ma magie, je fais encore entendre ma voix à cette inconnue, bien que je n'attende pas réellement de réponse.

- Et par quelle sorcellerie devrais-je éclaircir ce « dans peu de temps » singulier que vous m'offrez ? Dois-je y voir une menace intimidante ?

Mes yeux d'un bleu limpide se lèvent rapidement sur elle, presque lumineux dans l'obscurité de la ruelle. Ma poigne se referme brusquement sur le cristal de givre qui craque sous la pression que j'exerce. Elle a parfaitement le droit de voir ceci comme une menace, mais dans tous les cas, je ne serais pas le premier à attaquer. Je n'aime pas supprimer immédiatement les gens qui éveillent de l'intérêt dans mon esprit. Avant qu'elle n'ait le temps de parler, je la devance tout en marchant de nouveau vers elle, lentement mais sûrement, mes yeux éclatants plantés dans les siens.

- La raison du plus fort est toujours la meilleure. Il semblerait que j'aie déniché dans cette cité altérée par les mauvaises réputations une bien jolie adepte de cette philosophie barbare. Un caractère froid et violent, vraiment ? Peut être ne suis-je tout simplement pas la personne qui semble déranger vos pensées. À vous entendre, je n'aurais guère envie croiser cet homme aigre et cruel.

À ma dernière phrase, je laisse se dessiner sur le bas de mon visage un fin sourire pourtant inexpressif, car il ne couvre cette fois pas la moindre impression d'ironie ou de mépris. C'est définitif à présent, j'ai déjà vu cette femme quelque part. Et quelque chose me dit qu'elle n'est pas n'importe qui, car ce n'est pas le genre de personne que l'on oublie. Non pas à cause de son physique pour le moins plaisant, mais peut être est-ce plutôt dû à l'aura qu'elle dégage. Cette femme n'est pas sans pouvoir, cela se ressent aisément. Je ne sais pas d'où je détiens cette capacité de percevoir les gens qui possèdent des pouvoirs, tout comme je n'ai aucune idée de si tous ceux qui sont en capacité d'user de magie peuvent en faire de même. Mais je sais que mon mental est plus coriace que celui de nombreux autres. Car je n'ai guère besoin de gestes pour utiliser mes pouvoirs : la cryokénisie provient de la force de l'âme. C'est bien moi que je qualifie d'aigre et cruel. Je parle de moi comme mon entourage le fait. Je sais pertinemment à quel point mon caractère est dur et excentrique. Je le sais car je le vis chaque jour en sachant que ce que je fais pourrait être juste et honorable. Il pourrait l'être s'il le choisissait. Si je l'avais choisi.

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