DarkDream est un forum RPG mettant en scène une guerre sanglante entre 3 groupes de personnes : les assassins, les bohèmes et les traqueurs.
 

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 Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.

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MessageSujet: Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.   Dim 24 Fév - 18:17

Elle les entend hurler de rire, déposer avec violence leurs verres et leurs bouteilles sur les tables. Elle leur lance des regards par dessus son épaule, sur un des tabourets devant le bar. Elle commande une nouvelle fois une bière, la tête rentrée dans les épaules. Elle essaie de se faire discrète avec sa capuche sur la tête, mais elle sait qu'on la voit, qu'on l'observe.
Elle se lève donc, va s'asseoir à une table de libre, face à la porte. De là, elle peut voir les entrées et les sorties des clients, observer tout le monde autant qu'elle le souhaite. Au fond de la Taverne, elle se sent presque bien, presque seule.

Mais quelqu'un fait son entrée, quelqu'un qui a l'air perdu. Sa main se crispe autour de sa bouteille, et elle continue de l'observer en silence depuis le fond de la Taverne.
Pas spécialement grand, des cheveux blonds, des lunettes. Il paraît normal, mais a un sac de voyage sur l'épaule. Apparemment, il rentre dans la Taverne pour éviter la pluie, tout comme Alma l'a fait trois quart d'heure plus tôt. N'ayant plus d'endroit pour dormir, elle cherche chaque soir une nouvelle planque, le coin d'une rue ou une boîte en carton à se mettre sur la tête pour rester un minimum au sec. Reste à savoir quand la saison des pluies s'arrêtera enfin...

Alma reste tendue, voir de nouveaux arrivants n'est pas forcément bon signe : elle ne sait pas qui il est, pourquoi il est là et pour combien de temps. Est-ce que ses parents l'ont employé pour qu'il la tue ? Est-ce qu'ils l'ont employé pour qu'il la traque ?
Elle pourrait retourner à la Guilde, attendre que les tensions se calment. Mais elle tient à son autonomie et à sa liberté, elle ne veut pas y retourner, pas pour l'instant.

Elle l'observe toujours, essaie de se faire discrète. Elle se demande s'il l'a vue tout en le dévorant des yeux. Presque si elle le connaissait. Presque comme s'ils s'étaient déjà croisés. Presque comme si...

Un éclat de rire la fait sursauter. Se redressant brusquement, elle fait couler un peu de bière sur la table, sans pour autant être moins discrète. Elle avale une gorgée du liquide qu'elle n'apprécie que très peu, simple prétexte pour rester au chaud quelques minutes de plus.
Puis, elle reprend son manège.
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MessageSujet: Re: Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.   Dim 24 Fév - 23:27

Adam passa une main dans ses cheveux trempés, les essorant tant bien que mal, puis rentra dans la taverne. A l’intérieur, l’ambiance était bonne. Il faisait chaud, les rires résonnaient, et l’odeur d’alcool et de sueur restait supportable. Plus supportable, en tout cas, que le froid glacial de ce mois de février. Le jeune homme essuya ses lunettes, puis traversa la salle pour s’accouder au bar. Il était arrivé en ville dans l’après-midi, il avait déposé la majorité de ses affaires dans l’appartement qui appartenait à ses parents, mais n’avait pas pu y rester. C’était trop froid, trop lugubre. Alors il était sorti à la recherche d’un peu de chaleur humaine. Il ne lui semblait pas s’être trompé pour en trouver… Le tavernier l’interrompit dans ses pensées, et il commanda une bière, puis se retourna sur son tabouret pour observer les occupants de la salle.

Il y avait de tout, dans l’établissement. Hommes, femmes, jeunes et vieillards. Il y avait même un enfant, sur lequel le barman jetait des coups d’oeils réguliers, qui jouait dans son coin, pas le moins du monde perturbé par les beuglements de rires des clients. Les plus bruyants étaient sans doute ce groupe d’hommes, déjà bien saouls, qui semblaient fêter une sorte d’enterrement de vie de garçon. Ils jetaient des coups d’oeils réguliers aux quelques femmes de la salle. Trois gamines qui n’avaient probablement pas l’âge d’être ici, un groupe gloussant d’une voix beaucoup trop aigue, deux femmes d’âge mûr qui sirotaient calmement leurs boissons… Et une fille, seule à une table du fond. Elle paraissait déplacée dans ce décor, plus encore que le fils du barman. C’était peut-être pour ça, qu’elle attirait l’œil. C’était peut-être aussi à cause de son visage épuisé, de ses cernes immenses, de l’anxiété qui l’imprégnait. Ou alors c’était peut-être parce qu’elle était belle, malgré les signes de fatigues.

Alors qu’il la dévisageait (allant à l’encontre de toutes les règles de politesse que ne lui ai jamais appris sa mère) elle leva les yeux, et leurs regards se rencontrèrent. Il ne détourna pas le regard et sourit, sourire auquel elle ne répondit pas. Son orgueil de piètre séducteur en prit un coup, certes, mais il ne se vexa pas pour autant. La jeune fille ne le regardait pas avec mépris, ni indifférence. Non, c’était comme si… Elle attendait quelque chose. Comme lorsqu'on reconnaît quelqu'un, sans être vraiment sûr que ce soit eux, alors il ne nous reste qu'à les fixer en espérant qu'ils nous reconnaissent à notre place. Cependant Adam avait beau se creuser la cervelle, il n'avait jamais souvenir de l'avoir vu. Mais elle continuait à l'observer, avec cette même attente silencieuse. Alors il se leva, verre à la main, et s’avança vers elle.
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MessageSujet: Re: Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.   Mer 27 Fév - 22:09

Alma aurait pu être avec ce groupe de filles, là-bas, à rire comme une baleine avec elles. Elle aurait aussi très bien pu faire la pute, se faire payer cent soixante quinze Darkdreams de l'heure, ou plus si elle en avait eu envie. Elle aurait aussi très bien pu voler dans la rue, aller piller des maisons et des familles, passer dans la cour de récréation d'une école et voler son quatre heure à un gamin qui n'aurais rien pu faire d'autre que de pleurer et de tout raconter à sa mère le soir venu. Oui, elle aurait pu devenir comme ça.

Oui.
Mais non.

Non, car Alma détestait les gens comme ça, autant qu'elle se détestait d'avoir appartenu à une famille de gens comme ça. Elle se détestait aussi pour penser à des choses pareilles, des choses que bizarrement elle se sentait capable de faire et des choses qui ne lui poseraient aucun problème à réaliser.
Mais elle était là, dans cette taverne, avec un mec qui la dévisageait vraiment bizarrement et à vrai dire, elle ne se gênait pas non plus. Elle n'était pas persuadée à cent pour cent de l'avoir déjà vu quelque part, elle savait juste qu'elle avait déjà croisé son visage. Ou quelqu'un de sa famille qui lui ressemblait beaucoup, si non.

Mais les faits étant les faits, elle avait beau ne plus se souvenir, il avançait tout de même vers elle. Ses jambes se rétractèrent et filèrent sous sa chaise, ses doigts agrippèrent sa bouteille. Ses ongles rongés faisaient peur à voir, et elle sentait la transpiration. Ses cheveux, bien que cachés sous sa capuche, étaient sales depuis une semaine et demi. Elle ne devait ressembler à rien, avoir une haleine de chacal à moitié mort et faire peur.
Il s'est assit en face d'elle, sans qu'elle ne dise rien. Ses yeux gris orageux ne quittaient pas ceux bleus verts du jeune homme.
Elle n'avait jamais été très douée pour parler la première. Alors, la bouche pincée, elle attendait.
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MessageSujet: Re: Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.   Ven 8 Mar - 21:54

- Fixer les gens sans raison fait partie de vos loisirs ou c'est juste parce que je suis particulièrement agréable à regarder ? Demanda Adam avec un sourire nonchalant.

La jeune fille ne répondit pas tout de suite, le jaugeant du regard. Adam en profita alors pour la dévisager de tout son saoul. Des cheveux sombres, emmêlés sous une capuche, un visage émacié mangé par deux yeux gris immenses et interrogateurs, des mains tremblantes, meurtries, serrées autour de son verre comme autour d'une arme. Elle semblait épuisée, mais dégageait une énergie, une sorte de force que l'on lisait dans ses yeux, dans la courbure de ses épaules, dans la manière dont elle penchait la tête. Une volonté de vivre, et de vivre libre.
Puis alors qu'il commençait à se perdre dans son observation, elle ouvrit la bouche, et sa voix charriait des glaçons :

- Je pourrais en dire autant de vous, vous savez ? Elle avait un accent léger qu' Adam ne parvint pas à identifier. Sans aucun doute de l'Est européen, cela s'entendait dans sa façon de prononcer certaines syllabes.

- Que je fixe les gens agréables à regarder ? Eh bien je ne le nie pas, répondit Adam avec un brin d'amusement dans la voix. Elle n'avait pas l'air tout à fait ravie de le voir, certes, mais il était détermine, et surtout borné. Il paria mentalement qu'il arriverait à lui décrocher au moins un rire dans la soirée. Fort de sa nouvelle résolution, il attendit sa réaction, un sourire arrogant aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.   Ven 8 Mar - 22:42

- Fixer les gens sans raison fait partie de vos loisirs ou c'est juste parce que je suis particulièrement agréable à regarder ?

Arrogant. Très arrogant. Peut-être même trop. Alma essaie de le regarder avec mépris, mais les yeux du garçon sont si perçants qu'elle a du mal.

Il faut juste essayer de se défendre, répondre, montrer qu'elle n'est pas facile, une de ces filles qui se font attraper pour le coup d'un soir et qui croient qu'elles sont amoureuses, puis qui se font jeter le lendemain. Montrer qu'elle n'est pas ça, qu'elle ne le sera pas.


- Je pourrais en dire autant de vous, vous savez ?

Néanmoins, elle garde une voix taquine, un peu espiègle. Il semble étonné de l'entendre parler, et elle s'en étonne elle-même.

- Que je fixe les gens agréables à regarder ? Eh bien je ne le nie pas.

Sa façon de répondre dérange Alma. Il a l'air trop sûr de lui, trop confiant, trop...
Elle esquisse un demi sourire, un peu en coin. Elle baisse les yeux, le temps de reprendre ses esprits, puis lui demande du tac au tac :

- Vous travaillez pour la famille Kavinsky ?

Sa voix lui avait semblé dérailler sur la fin de sa phrase, mais elle se persuada du contraire.
D'après l'expression un peu perdue du jeune homme, malgré son sourire en coin et son air trop sûr de lui, Alma voit bien qu'il ne connait pas sa famille. Et sans attendre sa réponse, elle enchaîne :

- Très bien. Vous pouvez vous asseoir.

Elle se redresse, ramenant sa bouteille vers elle pour lui laisser plus de place. Et vu qu'il a l'air de vouloir causer, elle lui laisse commencer.
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MessageSujet: Re: Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.   Sam 9 Mar - 1:49

Adam fronça légèrement les sourcils. Il avait espéré un peu plus de réaction de la part de la jeune fille, mais un petit sourire, c’était déjà quelque chose… Certes, c’était plus le type de sourire ironique et moqueur que gentil et agréable. Cela renforça encore plus Adam dans sa conviction de lui tirer un rire. Un vrai rire, un rire sincère.
S’il voulait l’entendre, ce rire, c’était bien sûr par orgueil. Il aimait se lancer ce genre de petits défis inutiles, pour voir jusqu’où il pouvait pousser les gens, sans forcément utiliser son « talent » pour les en convaincre. Mais, plus inhabituel, il y avait aussi une part de… Curiosité. Il voulait vraiment entendre son rire. Voir son visage détendu, souriant, et ses yeux briller. Cependant, vu la face de marbre qu’elle affichait à ce moment même, c’était difficile de ne serait-ce que l’imaginer…

- Vous travaillez pour la famille Kavinsky ? demanda-t-elle brusquement, un léger trémolo dans la voix.

Adam haussa un sourcil étonné, autant parce qu’il n’avait jamais entendu parler des… Kavinsky que de par le soudain manque d’assurance perceptible chez la jeune fille.

- Très bien. Vous pouvez vous asseoir.

Trop dérouté pour réagir autrement, il obéit, posant doucement le verre sur la table pour ne pas le faire claquer. Puis il retrouva son flegme, s’admonestant mentalement d’avoir eu un moment de faiblesse, rechaussa son sourire en coin et lui tendit la main :

- Enchanté, moi c’est Adam.

Il l’observa attentivement alors qu’elle regardait avec hésitation sa main tendue.
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MessageSujet: Re: Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.   Sam 9 Mar - 9:53

- Enchanté, moi c'est Adam.

Elle lève un sourcil lorsqu'il lui tend sa main. Un peu étonnée, elle la prend tout de même laissant de côté son habituelle gêne face à ses mains sales aux ongles rongés. Depuis qu'elle était à la rue, elle ne cessait de se dire que cette vie était plus compliquée que ce qu'elle avait prévu. Mais pour rien au monde elle ne voulait retourner dans la rue de la maison Kavinsky, dans les quartiers riches.

- Alma, fit-elle simplement. Je suppose qu'on peut se tutoyer, non ?

Un sourire légèrement provoquant sur les lèvres, elle planta ses yeux orageux dans ceux de son interlocuteur. Son sourire en coin le faisait passer pour un espèce de fou, mais à vrai dire, vu les personnes présentes dans la Taverne ce soir là, il passait relativement inaperçu.
Elle baissa la tête sur la bouteille entre ses mains, finie aux trois quarts, pensant qu'elle devrait en reprendre au moins deux pour attendre la fermeture. Elle frissonna, puis regarda la porte alors qu'un homme, rond comme un tonneau, rentra dans la Taverne. La table juste à côté de celle d'Adam et d'Alma l'accueillit avec des cris de joie, et un homme tout aussi gros que celui qui venait d'entrer se leva pour le prendre dans ses bras, dans la limite du possible.

La brune étouffa un rire mauvais, presque nerveux, laissant simplement ses épaules la trahir. Lorsqu'elle vit qu'Adam la regardait, elle se reprit vite et essaya d'engager la conversation sur un sujet simple, le premier qui lui vint à l'esprit.

- Tu viens d'arriver, n'est-ce pas ? Je ne t'ai jamais vu dans le coin.

Elle s'empêcha de rajouter le "Et vu que je suis une habituée dans le coin", de peur d'en dire trop et qu'il comprenne son cas, ou qu'il croit qu'elle soit alcoolique. Ça aurait été un peu embêtant, d'ailleurs. Dans la rue, elle ne se cachait pas tellement, sauf lorsqu'elle reconnaissait ou croyait reconnaître des connaissances. S'il était arrivée dans l'après midi, il avait aisément pu la voir, d'où le fait qu'il soit venu vers elle. Mais elle pensait qu'elle était discrète, ou s'en persuadait. Elle n'avait jamais trop su.
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MessageSujet: Re: Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.   Lun 29 Juil - 16:21

[je ne t'ai pas abandonnée, non ! Faut qu'on discute de la suite d'ailleurs~]

- Alma, fit-elle simplement. Je suppose qu'on peut se tutoyer, non ?

Un sourire amusé se dessina sur les lèvres d’Adam. Elle avait du cran. Il s’en doutait déjà, puisque après tout, il fallait être une jeune femme sacrément culottée pour oser traîner dans ce bar seule avec les regars grivois que lui lançaient les

- Tu viens d'arriver, n'est-ce pas ? Je ne t'ai jamais vu dans le coin.

Adam hocha la tête, une idée germant dans son esprit :

– Je me suis installé dans l’après-midi. Je cherche quelqu’un, à vrai dire. Elle s’appelle Eléonore Chevalier. Tu n’en aurais pas entendu parler ?

Court silence.

– Tu sais, commença Alma, mais Adam l’interrompit immédiatement :

– Ou peut-être que tu l’as juste vue. Cheveux blonds et courts, yeux bleus… C’est ma sœur jumelle, on se ressemble énormément… termina-t-il, la voix terne, sans oser lever les yeux. Il savait déjà ce qu’elle allait répondre, il l’avait entendu dans la note gênée de sa voix.

C’était, comme toujours, la seule réaction qu’il obtenait des gens. Une réponse embarrassée, parfois même agacée. Il avait l’habitude, mais cela ne voulait pas dire qu’il allait pour autant arrêter de poser des questions. Ce soir cependant, il allait laisser tomber le sujet. Il allait… Profiter de sa soirée autant que possible et oublier ses tracas jusqu’au lendemain.
Il s’enfonça confortablement dans sa chaise et parvint même à sourire gentiment quand Alma lui répondit que non, elle n’avait jamais croisé de personne répondant à cette description :

– Tant pis, je finirais bien par la trouver. Et toi, ça fait longtemps que tu traînes ici ? A quoi peut on bien occuper ses journées, dans une ville comme celle là ? ajouta-t-il avec une curiosité non feinte.
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MessageSujet: Re: Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.   Mar 30 Juil - 22:51

– Je me suis installé dans l’après-midi. Je cherche quelqu’un, à vrai dire. Elle s’appelle Eléonore Chevalier. Tu n’en aurais pas entendu parler ?

Alma cherche une réponse, sans trop savoir quoi dire. Elle avala sa salive, décida de se lancer :

- Tu sais...

– Ou peut-être que tu l’as juste vue, l'interrompit-il. Cheveux blonds et courts, yeux bleus… C’est ma sœur jumelle, on se ressemble énormément…

A vrai dire, elle voulait lui avouer qu'elle ne faisait pas attention aux gens qu'elle croisait, et qu'elle préférait de loin les endroits où personne n'allait. Certes, ils n'étaient pas recommandés pour une fille comme elle, mais elle préférait être tranquille. Et puis, de toute façon, si quelqu'un était amené à la chercher, elle savait se défendre...
Il baissa les yeux, comme gêné ou vraiment pas dans son assiette. Elle préféra lui passer les détails, avouant seulement qu'elle n'avait jamais croisé son double.
Il paraissait vraiment déçu.

– Tant pis, je finirais bien par la trouver. Et toi, ça fait longtemps que tu traînes ici ? A quoi peut on bien occuper ses journées, dans une ville comme celle là ?

Alma haussa un sourcil, étonnée de le voir si curieux. Comment quelqu'un pouvait-il se prendre à discuter de la sorte avec quelqu'un aussi rapidement de tout et de rien ? Ils ne se connaissaient pas, ils n'avaient rien à voir l'un et l'autre. Alma avait un peu de mal à comprendre où il voulait en venir. Devait-elle se méfier ?

- Je pense qu'on va pouvoir se prendre un autre verre, tu ne crois pas ?

Préférant éluder la question, Alma tendit la main en l'air, sans pour autant lever la tête. Elle ne voulait pas qu'on la voit, simples précautions.
Elle commanda deux autres bières, se doutant qu'ils prendraient encore quelques verres ensuite, surement d'alcool plus fort.

Les verres passant sur leur table, la Taverne se vidant peu à peu, leurs rires naissant parfois, Alma se sentait plus détendue que ce qu'elle avait jamais été durant les deux dernières semaines. C'est seulement lorsqu'elle se rendit compte qu'elle souriait sincèrement qu'elle dévisagea le garçon en face d'elle une nouvelle fois, et se rendit compte qu'elle venait de faire une belle rencontre.
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MessageSujet: Re: Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.   Mer 31 Juil - 10:17

Alma explosa de rire et Adam se renfonça dans sa chaise, fier de sa boutade, en soulevant son verre de… de quelque chose de décidément très fort et qui diffusait une chaleur agréable dans son corps.

Ils avaient mis du temps à s’apprivoiser. Il parlait trop, elle pas assez, ils se sentaient stupides et chacun avait songé à un moment où à un autre à quitter la taverne sans se retourner. Puis le barman, un homme au sourire amical mais vendeur, leur avait proposé de goûter à sa « spécialité », qui s’était avérée délicieuse. Le premier verre fini, les langues s’étaient déliées… Lentement, mais sûrement.

Ainsi, Adam avait découvert qu’Alma avait dix neuf ans, comme lui, qu’elle aimait la musique classique, et qu’elle pratiquait plusieurs instruments de musique du fait de son éducation qu’elle décrivit comme « stricte » sans s’attarder sur le sujet. Il ne l’a crut tout d’abord pas quand elle lui dit qu’elle savait jouer de la guitare, du piano et du violon, et il fallut qu’elle lui jure qu’elle n’était pas un alien quelconque. Le jeune homme expliqua ensuite qu’il avait prit une « année sabbatique » dans ses études à la disparition de sa sœur, mais qu’il pensait retourner à son cursus en chimie et robotique dès que possible. Elle mentionna qu’elle avait obtenu son premier diplôme en suivant des cours intensifs à domicile, mais qu’elle aurait bien aimé aller à l’université. Il constata qu’ils partageaient les mêmes goûts en littérature, sauf en ce qui concernait les vieux romans de SF démodés qu’Adam affectionnait un peu trop : « Je suis prêt à parier que c’est parce que tu n’as pas lu les meilleurs », affirma-t-il à ce sujet avant de partir dans une éloge rendue bégayante par l’alcool du Guide du voyage Intergalactique. Elle l’écoutait avec un sourire amusé sur les lèvres, rejetant parfois la tête en arrière pour laisser enfler un rire libéré qui les réconfortait tous les deux plus qu’ils n’auraient osés l’avouer. Le passé étant un sujet difficile, et l’avenir plus qu’incertain, ils refirent le monde, comme on le fait quand on a vingt ans et quelques verres dans le nez.

Finalement, Alma exprima en riant son besoin d’air frais et ils sortirent dans la nuit glaciale, joyeusement ivres, se soutenant l’un l’autre pour éviter de tomber, et dépossédés d’une poignée de billets.

– Tu… Tu veux que j’te ramène chez toi ? demanda Adam en un effort exceptionnel pour aligner deux pensées correctes.

– ça va être difficile, répondit-elle, la voix soudainement plus basse et vidée de toute exultation. Presque… Triste. C’était un changement brusque après son rire haut et clair et Adam fit la moue, souhaitant entendre ce dernier encore une fois.

– Oooh. S’tu veux tu peux dormir chez moi, j’habite pas loin… Mais attention, hein ! s’exclama-t-il en brandissant un index vacillant, dans la chambre d’amis ! Suis pas un… Suis paaas…

Silence méditatif. Adam se mordit la lèvre, les sourcils froncés :

– Sais plus.

Alma explosa à nouveau de rire et manqua de trébucher sur ses propres pieds. Si elle avait été un tant soit peu plus sobre, elle lui aurait probablement fait la remarque qu’il était bien trop bourré pour arriver à quoi que ce soit. S’il avait été un tant soit peu plus sobre, il se serait probablement vexé que le rire allègre d’Alma ait retentit (ce qu’il recherchait) à ses dépens (ce qu’il ne recherchait pas). Mais ils étaient soûls, heureux, et pour l’instant, c’était suffisant.

***

Adam se réveilla et comprit immédiatement que c’était une mauvaise idée.
Un mal de crâne insupportable lui enserrait les tempes. Il devina vaguement qu’il s’était prit une généreuse cuite la veille, mais il y penserait après… Quand la douleur lancinante se serait un peu calmée.
Après deux longues minutes où chaque respiration fut un supplice, le jeune homme retrouva peu à peu conscience de son environnement, notamment en sentant un poids lourd appuyé contre son épaule et son torse. Il ouvrit difficilement un œil et prit en compte une forme bizarre bleue. Sa deuxième paupière se souleva. Ah, une jambe. Couverte de denim troué, et non pas une jambe de Schtroumpf comme on aurait pu le penser.
Il souleva la tête pour regarder le propriétaire de la jambe, grimaçant à la douleur que cela déclencha dans sa nuque – une de plus pour sa collection. Oh, un visage familier, la joue écrasée contre le bras du canapé. Il souleva une mèche de cheveux bruns pour l’inspecter de plus près. Elle s’appelait Alma…. Alma quelque chose. Ça lui reviendrait après une aspirine. Ils avaient discutés et beaucoup bus, hier à la taverne, et puis… Une deuxième aspirine serait peut-être nécessaire pour se rappeler de la suite.

Il repoussa doucement la jambe, prenant soin à ne pas réveiller la jeune fille, et se déplia lentement. Son corps entier était endolori – ce qui avait probablement quelque chose à voir avec le fait qu’il ne s’était pas endormi sur le canapé, mais contre celui-ci, le derrière sur le dur parquet. C’était son côté gentleman qui l’avait poussé à laisser le canapé entier à la demoiselle, bien sûr. Ce n’était pas comme si, plein comme une barrique, il n’avait pas réussi à se hisser de lui-même sur le canapé. Bien sûr que non.

Il repoussa ces pensées traîtresses et se dirigea vers la douche, laissant Alma dormir encore un peu. L’horloge de son petit salon indiquait dix heures, et c’était dimanche, elle pouvait se permettre de profiter d’une petite heure de sommeil supplémentaire.

Il avala deux aspirines devant l’évier et entra dans la douche. Il resta un long moment sous l’eau chaude, qui détendit ses muscles courbaturés, et surtout, le débarrassa des odeurs d’alcool et de sueur entremêlées. Une fois propre et sec, il enfila un jean et un tee shirt blanc, se brossa les dents, puis sortit de la salle de bains pour jeter un œil sur sa visiteuse, qui dormait toujours du sommeil du juste.

Il venait de lancer la machine à café, grimaçant légèrement au son du percolateur se mettant en marche, quand un léger grognement lui fit relever la tête. Son appartement était de taille raisonnable et par gain de place, la cuisine était ouverte sur le salon. Cela lui permit de voir le visage verdâtre qui émergea du canapé, posant son menton sur le dossier en patchwork usé.

– Hey ! fit-il en levant sa tasse de café en salutation.

Elle sursauta, comme électrocutée. Adam haussa un sourcil étonné quand elle se leva en toute hâte et manqua de tomber, finissant par monter une main à sa tête en grimaçant.

– Il… Il faut que j’y aille, annonça-t-elle brusquement, avant d’amorcer un pas vers la porte. Adam reposa sa tasse sur le comptoir métallique et le son résonna dans la pièce, interrompant la jeune femme qui remonta une main à la tête. L’aspirine lui avait permis d’assourdir son mal de tête, mais ce n’était certainement pas le cas de celui de la jeune femme.

– Oh, désolé. Tu es sûre que tu veux sortir dans cet état ?

Alma le fusilla du regard et se tortilla sur place, gênée. Adam eut un sourire en coin :

– La salle de bains est dans le couloir, deuxième porte à droite. L’aspirine est dans le tiroir en dessous de l’évier. Tu peux utiliser la machine à laver pour tes fringues et utiliser celles que tu trouveras dans mon placard en attendant… Je vais aller chercher le petit-déjeuner à la boulangerie du bas pendant ce temps.

Il se pencha pour attraper ses clefs et quand il se redressa, Alma le regardait fixement, comme d’autres fixent une équation particulièrement ardue à résoudre… Ou un insecte que l’on s’apprête à écraser sous sa botte. Il lui rendit un sourire désarmant d’innocence et sortit de l’appartement.
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MessageSujet: Re: Lorsque la pluie tombe, nous n'avons qu'un chemin à prendre; une seule destinée.   Jeu 1 Aoû - 2:07

Étalée de tout son long, Alma sentait une odeur particulièrement inconnue juste sous son nez. Bizarre ? Oh... Elle devait s'être réfugiée sous un carton de déménagement particulièrement poussiéreux, quelque chose dans ce genre. Néanmoins, la matière sous elle lui paraissait moelleuse... Et ce mal de tête...

Elle sentit sa jambe bouger doucement, puis retomber lourdement. Ça devait être un chien errant qui lui avait chopé le bas de son pantalon et qui avait déplacé sa jambe pour trouver quelque chose à manger. Ça n'aurait pas été la première fois qu'elle aurait dormi avec des chiens. Bien qu'elle n'était pas fière de ça, elle ne voyait pas de raison de s'en cacher. De toute façon, elle n'avait personne à qui parler. Quoique la veille..? Tout était flou, mais elle se doutait bien qu'elle avait rencontré quelqu'un.

Elle entendit du bruit, se rappela vaguement qu'on devait être Dimanche. Jour de marché, surement. Elle avait du quitter le quartier où elle allait habituellement, si elle était vers le marché.Une porte qui se ferme se fit entendre. Quelqu'un devait rentrer chez lui. Un bruit d'eau surgit. Quelqu'un tirait-il une chasse d'eau dans l'immeuble au pied duquel elle s'était mise ?

Alma se rendormit quelques minutes, au calme. Aucune brise ne soufflait dans ses cheveux, aucune goutte de pluie ne la dérangeait, ce qui était pour le moins bizarre.

Un bruit sourd et continu la réveilla pour de bon, un bruit dont elle n'avait pas l'habitude d'entendre. Mécontente qu'un son aussi bruyant vienne interrompre son sommeil, Alma grogna. Replaçant sa jambe tombée du canapé, elle posa son menton sur la... chose qui était juste devant elle.
Elle avait l'impression d'avoir fait ce mouvement des centaines de fois, sans pour autant comprendre comment est-ce que c'était possible.

La pièce paraissait grande, mais peu lumineuse. Les murs blancs lui semblaient plutôt gris, et la pluie ruisselait sur les vitres. Pendant un instant, Alma se senti bien, et elle laissa l'ombre d'un sourire prendre place sur son visage.
Alma se redressa, examinant les lieux du regard. A vrai dire, elle n'avait aucune idée de l'endroit où elle se trouvait.

-Hey !

Adam.
Elle sursauta, manquant de tomber à la renverse. Alma se releva et ayant cherché la porte des yeux quelques instants plus tôt, elle se dirigea trop vite vers elle. Sa tête lui paraissait trop lourde pour son corps et son esprit lui paraissait pas assez rapide. Son mal de crâne lui revint avec force et pendant qu'elle s'arrêtait brusquement, elle porta sa main droit à son front, comme si sa main allait arranger quelque chose à sa douleur.

-Il... Il faut que j'y aille.

Ne sachant trop quoi faire, elle avait sorti ça comme ça. Elle se sentait simplement prise au piège, oppressée. Cet endroit qui lui avait plut quelques instants plus tôt la laissait maintenant sur une impression d'étroitesse et elle n'arrivait pas à éprouver autre chose que de la claustrophobie.
Le jeune homme posa sa tasse de café sur le bar, ce qui fit résonner un bruit de métal dans toute la pièce. Alma posa une main sur son oreille, le son battant dix fois plus fort dans son oreille.

Alma grogna un « Adam... » entre ses dents qu'il ne devait pas avoir entendu, visiblement. Néanmoins, il s'excusa. Au moins, il était compatissant, et aussi sympa que la veille.

-Oh, désolé. Tu es sûre que tu veux sortir dans cet état ?

Alma lui offrit son plus beau regard noir. Au fond, elle lui en voulait juste de parler trop fort, mais vu qu'il lui proposait de rester un peu là... S'il avait de quoi arrêter son mal de crâne, autant en profiter. Ce n'était pas dans la rue qu'elle trouverait quelque chose.

-La salle de bains est dans le couloir, deuxième porte à droite. L'aspirine est dans le tiroir en dessous de l'évier. Tu peux utiliser la machine à laver pour tes fringues et utiliser celles que tu trouveras dans mon placard en attendant... Je vais aller chercher le petit-déjeuner à la boulangerie du bas pendant ce temps.

Il se pencha pour attraper ses clefs, Alma ne le quittant pas des yeux. Elle ne savait pas trop comment réagir, et comme à chaque fois lorsqu'elle ne savais pas comment faire face à une situation qu'elle trouvait quelque peu compliquée à gérer, elle lui offrit un regard indescriptible. A vrai dire, les Kavinsky avaient ce regard. Et personne n'avait jamais trop su à quoi il correspondait, chacun l'utilisant lorsqu'il le souhaitait. Alma en avait donc bénéficié... Et l'utilisait souvent sans s'en rendre compte.
Adam lui sourit et sortit, la laissant seule dans l'appartement.

Alma resta face à la porte quelques secondes, prête à déguerpir. Elle se ravisa, pensant que ce serait bête de manquer un petit déjeuner qu'on lui aurait offert... Après tout, elle n'avait pas grand chose sur elle, et vivait de ce qu'elle trouvait dans la rue. Alors autant en profiter lorsque l'occasion se présentait.
Alma alla vers la cuisine, une main sur son front. Décidément, elle allait bien prendre de l'aspirine, elle qui n'aimait pas les médicaments. Mais là, elle en avait vraiment besoin.
Elle alla vers le couloir, pris la deuxième porte à droite. Elle trouva la salle de bain, chaude et humide. Adam avait du y passer juste avant de sortir, d'où le fait que ses cheveux étaient mouillés lorsqu'il est parti.

-Sous l'évier... Ah, voilà.

Alma sortit le paquet d'aspirines, en pris deux comprimés. Elle les mis dans sa bouche et ouvrit l'eau, mis ses mains en dessous pour faire réservoir, puis les porta à sa bouche.
Elle vit la douche, repensa à sa proposition de mettre ses affaires à la machine. Alma baissa les yeux sur son corps. Sous sa cape noire, un vieux jean troué qui finirait certainement en lambeaux si elle le mettait à la machine... Mais insupportable à son odeur. Un T-Shirt et un pull qui sentaient la transpiration et dont le bas des manches était devenu noir à cause de la crasse. Ses cheveux étaient gras, sales, tout ce qu'il y avait de plus dégoutant. Heureusement que la veille, elle avait gardé sa capuche sur sa tête, ou Adam ne serait jamais venu vers elle et elle n'aurait pas passé une si bonne soirée.

Elle reparti dans le couloir, à la recherche de la fameuse machine à laver. Une fois trouvée, elle se déshabilla et mis tous ses vêtements à l'intérieur. Nue, elle repartit dans le couloir, direction la douche.
Mais à mi chemin, elle tomba sur une porte entrebâillée, certainement celle de la chambre d'Adam. Sans faire de bruit, elle l'ouvrit pour découvrir un lit double et une simple armoire. A côté du lit, une chaise servait de table de nuit. « Original », pensa Alma.
Elle se dirigea vers l'armoire, l'ouvrit. La penderie contenait essentiellement des T-Shirt, des chemises, des pantalons, des shorts à carreaux et des jeans. Alma fouilla un peu, ne pouvant s'empêcher de regarder les shorts et de se moquer gentiment. Après tout, il devait bien savoir qu'elle regarderait ses affaires, c'était le risque.

Alma attrapa un T-Shirt tout simple et un boxer, priant pour qu'il lui tienne à la taille. Elle fila à la salle de bain, entra dans la douche et laissa l'eau couler sur son corps avec délectation. Une douche, une vraie douche, elle en rêvait certaines nuits.
Elle lava ses cheveux, mettant du gel douche deux fois sur son corps tout entier. Prenant une brosse à ongle, elle s'appliqua à retirer toutes les cochonneries qu'elle avait pu coincé sous ses ongles.
C'est seulement lorsque ses cheveux avaient repris une texture réellement mouillée -et pas grasse- sur les racines et que le bout de ses doigts était presque en sang qu'elle consentit à sortir de la douche.

Elle enfila le T-shirt, trop grand pour elle, ainsi que le boxer qui, par chance, lui allait presque. Elle sortit de la salle de bain, retourna voir la machine à laver qui, vu le ronronnement qu'elle faisait, n'avait pas terminé de laver ses vêtements.
Alma se balada quelques minutes dans l'appartement, prenant peu à peu possession des lieux. Elle repéra où étaient mises les assiettes, les couverts, les verres. Elle regarda la vue qu'il y avait de toutes les pièces, observa les lattes du plancher, compta le nombre de carreaux qu'il y avait au dessus de l'évier de la cuisine.
Lorsque le cliquetis des clefs se fit entendre dans la serrure, Alma se retourna d'un bon, délaissant la fenêtre pour se tourner vers Adam. Ses cheveux bruns avaient beau être toujours trempés, ses yeux gris semblaient apaisés. Adam lui, semblait bien mouillé aussi.

-Bonjour, fit Alma avant que le silence ne s'installe vraiment.

Adam lui sourit, et elle se détendit un peu. Elle remarqua qu'il regardait ses vêtements, et elle se senti obligée de se justifier.

-J'ai été chercher dans ton armoire, comme tu me l'avais proposé. Mes vêtements sont dans la machine et...

-C'est bon, c'est bon, la coupa-t-il. Tu as faim ? J'ai dévalisé la boulangère de ses croissants ! Mais après la cuite qu'on s'est fait hier soir, on aura bien besoin de tout ça je pense...

Alma lui sourit doucement, regarda ses pieds. Il devait certainement la trouver bizarre, si timide tout d'un coup, par rapport à hier, alors qu'elle était si distante. Après tout, elle pouvait aussi rejeter la faute sur les cachets d'aspirines...

-Ouais, lâcha-t-elle finalement. J'ai vraiment la dalle.

Elle alla s'asseoir sur une des chaises hautes face au bar, et ils commencèrent à manger.
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